septembre 15, 2020

Soif – Amélie Nothomb

Après Diane Meur et Anne-Cécile Huwart, je poursuis ma découverte des autrices belges. Et qui d’autre que l’indétrônable Amélie Nothomb pour leur succéder ? Soif fut mon premier contact littéraire avec la dame en noir, dont j’ai toujours un peu appréhendé la lecture. Encore une lubie, je vous l’accorde. Toujours est-il que cette brève lecture fût un bon divertissement, ni moins, mais ni plus. 

En vérité, je vous le dis : ce que vous ressentez quand vous avez soif, cultivez-le. Voilà l'élan mystique.

Nothomb revisite la passion du Christ

Soif dépeint les dernières heures du Christ, à la sauce Nothomb. Dans ce long monologue intérieur, Jésus s’égare dans les méandres de la métaphysique. Loin d’une grande réflexion philosophique sur la foi, ce court texte tend plus vers une recension d’obscures banalités servies en sauce aime-ton-prochain. Jésus porte sa croix et prêche l’amour. Et il a soif, très soif. Cette déshydratation symbolise et incarne tout l’élan mystique du Christ. C’est en éprouvant la soif que l’on appréhende l’amour de Dieu dans ce qu’il a de plus grand. Soit. 

Je serai mauvaise langue en disant que je me suis ennuyée pendant ma lecture. Encore une fois, Soif est suffisamment bref pour ne pas être pompeux, et évite ainsi l’écueil moralisateur qui lui aurait été fatal. 

Puis rester sur sa soif

La plume Nothomb est malicieuse, elle est facile et avenante, vectrice d’ondes positives. Ce qui ne suffit pas à transformer l’essai. Moi qui, depuis toujours, voue une passion (sans mauvais jeu de mots) à la figure christique, j’étais en joie à l’idée de découvrir Amélie Nothomb sur cette thématique. Autant vous dire que le désenchantement fût incommensurable. Mes grandes espérances ont volé en éclat quand j’ai compris que Soif ne serait qu’un moment récréatif, qu’il ne m’apporterait ni matière à réfléchir, ni émotion. Ce roman a certes bon fond, mais manque de substance. 

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